Après quatre saisons au sein de la Saxo Bank, André Steensen décide de prendre un peu de recul. Début 2012, il rejoint l’équipe Continentale Glud & Marstrand-LRØ, la première à lui ouvrir les portes dans le monde "pro" en 2006. Une année riche en succès et un accomplissement personnel: retrouver le niveau qu’il possédait chez les juniors. Si son principal objectif cette saison reste le Tour du Danemark, le danois compte bien se montrer au Kreiz Breizh Elites ce week-end, qui est une bonne préparation pour fin septembre.
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André, comment s'est déroulé votre retour dans l'équipe Glud & Marstrand-LRØ après quatre saisons à la Saxo Bank ?
C’est une très bonne expérience d’être revenu à Glud & Marstrand-LRO. J’ai pu retrouver le niveau que j’avais lors de mes années juniors et en U23, et gagner des courses comme avant. Donc je pense qu’il n’y a que du positif dans ce choix de prendre du recul pendant an. C’est bien pour ma carrière.
Ce qui est agréable aussi, c’est de faire partie d’une équipe de jeunes et d’être un peu le leader, celui qui les guide. Cette année l’équipe a remporté 16 courses, nous avons été très efficaces, même si nous ne sommes qu’au niveau Continental. D’ailleurs aux championnats nationaux (du Danemark) nous avons roulé contre la Saxo Bank et on s’est classés 1er, 3è, 4è et 10è ! Ce n’était jamais arrivé à une équipe danoise dans le passé. Ça prouve que l’on fait les choses correctement, ensemble. On persévère.
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Cinq victoires* (dont une par équipe) depuis le début de l'année, quel effet ça fait après plusieurs années sans succès ?
Ça a été un soulagement de gagner des courses à nouveau ! Cette sensation m’avait manquée. Je me souviens de ma première victoire au Circuit des Ardennes lors de la 2e étape, j’étais vraiment heureux. Mais c’est le soir, quand j’étais tout seul à l’hôtel que je me suis vraiment rendu compte que j’avais gagné une course. J’étais comme hyper détendu et à la fois soulagé en me disant : « André, tu as accompli ce pourquoi tu as travaillé depuis longtemps ». Je ne pense pas que l’on n’obtient ce sentiment très souvent en dehors du vélo.
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Laquelle considérez-vous comme étant la plus belle ?
La victoire au Circuit les Ardennes était belle car c’était la première et ça prouvait que j’étais de retour. Mais la 1e étape de la Flèche du Sud était la meilleure. Le parcours était vallonné, j’étais dans l’échappée avec cinq gars et le peloton était juste derrière. Puis à l’approche de la dernière bosse mon ex-coéquipier Jakob Fuglsang, qui était là en tant que spectateur, s’est mis à crier : « Allez, tu dois la gagner celle-là » et je me suis dit qu’il avait raison. Alors j’ai lancé une attaque et je suis parti avec un autre gars de l’échappée. Je l’ai battu au sprint et le peloton est arrivé seulement 5 secondes après nous.
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Une victoire en France et le classement général de super combatif au Tour de Normandie, vous aimez la France on dirait ?
Oui j’aime les courses françaises, c’est aussi car j’ai une bonne amie en Bretagne qui vient me voir, ça me donne toujours la motivation d’aller courir par là-bas. Sinon en dehors de ça, les courses en France sont toujours une bonne préparation pour les autres rendez-vous. On ne fait jamais une course en France, en pensant : « Hey c’est tranquille et ça va être facile » C’est toujours à bloc, il y a des attaques de partout, ce n’est pas seulement une équipe qui roule à l’avant du peloton.
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Vous êtes en « coupure » depuis les championnats du Danemark, comment vous-êtes vous entraîné depuis un mois ?
C’est vrai. J’ai d’abord pris une semaine entière de vacances sans toucher au vélo. Après je suis allé en Italie, pour faire un "training camp", j’y suis toujours d’ailleurs. Je me suis entraîné sur des parcours montagneux pour atteindre un certain niveau avant d’aller au Kreiz Breizh Elites en fin de semaine. Ensuite j’y retournerai (en Italie) afin de retrouver mon meilleur niveau à l’approche du Tour du Danemark, le principal objectif de la saison.
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Quel sera votre objectif et celui de votre équipe au Kreiz Breizh Elites ?
L’équipe a pour objectif de gagner la course. Evidemment ça ne va pas être facile car il y a de bonnes équipes là-bas. Mais ça reste notre objectif. Personnellement, j’ai vraiment envie de me tester là où c’est vallonné et au contre-la-montre car c’est une bonne expérience pour le Tour du Danemark.
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Avez-vous coché une étape ?
Oui, le contre-la-montre où je voudrais bien faire. Et la dernière étape paraît bien vallonnée, donc si l’opportunité est là ça sera un objectif.