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Embrunman : Matthieu Jeannès : « C’était un défi »

Après avoir disputé son premier triathlon le 15 juillet à Quimper, Matthieu Jeannès s’inscrit sur un coup de tête à l’Embrunman, un des triathlons longue distance les plus durs. Avec deux mois d’entraînement seulement, le cycliste sociétaire du VS Scaër se classe 46e sur 1090 participants en ayant effectué une très bonne épreuve de vélo lui permettant de gagner plus de 600 places perdues lors de la natation.

J’imagine que vous devez être fier d’avoir terminé l’Embrunman ?

Oui ! C’était un défi. Il y a deux mois je me suis mis à nager et à faire de la course à pied pour préparer ce rendez-vous. Je n’avais aucune expérience avant. Mon premier triathlon et seul triathlon, c’était il y a un mois à Quimper mais avec des distances beaucoup plus courtes : 750 m de nage, 19 km de vélo et 5,5 km à pied. Ça s’était bien passé, sauf la natation (rires). À l’Embrunman, ça changeait complètement c’est un autre monde, je suis content de l’avoir fini ! En plus je termine pas trop mal au niveau du temps, c’est un plus (46e en 11h58, sur 1090 participants).

 

Le départ à 6h du matin quand il fait nuit pour l’épreuve de natation ce n’est pas trop impressionnant ?

Oui le soleil ne s’est levé qu’un peu après ! Ça faisait bizarre. Au départ ça allait, mais au milieu du sentier c’était moins éclairé, il fallait prendre ses repères. En plus quand on nage en masse comme ça, ce n’est pas évident, on se prend des coups aussi. Mais je suis satisfait, j’étais parti dans l’objectif de faire 1h30 de natation, au final j’ai nagé aussi vite qu’à la piscine (en 1h17).

 

Grâce au vélo vous avez pu rattraper une bonne partie de votre retard (770e après l’épreuve de natation), ça sert d’être cycliste n’est-ce pas ?

Je suis bien remonté grâce à ça. Je voulais doubler le plus de monde possible dans la première grande boucle pour éviter de chuter comme il y avait énormément de monde, et pas forcément des adeptes de la discipline. Au ravitaillement c’était dangereux, certains prenaient les bidons à droite de la route et vacillaient beaucoup pour le ranger. Mais comme il y avait un col de 9 kilomètres j’ai pu doubler pas mal de personnes. Dans le col de l’Izoard je n’étais pas si bien, j’ai du perdre 10/15 minutes sur les premiers temps. Mais le reste du parcours s’est très bien déroulé. J’avais tout le temps les points de mires donc ça me motivait.

 

C’est la première fois que vous disputiez un marathon, comment s’est-il déroulé ?

C’est vrai, d’ailleurs même la course à pied, ça ne fait que deux mois que j’ai commencé à en faire. Mais grâce à un copain qui gagne des trails en Bretagne, j’ai pu avoir un programme que je suivais tous les jours. Je faisais entre quatre et six heures de course à pied par semaine depuis deux mois. Le marathon c’était long, je n’avais jamais couru aussi longtemps d’un coup. Pour la première boucle de 21 km j’étais bien parti, je l’ai terminée à une moyenne de 12,5 ou 13 km/h mais pendant la deuxième j’ai coincé un peu, il faisait super chaud. C’est là que j’ai perdu quelques places.

À un moment, un breton que j’avais doublé au vélo m’a doublé sur le parcours de la course à pied. Il était sympa. Il m’a donné pas mal de conseils avec ses amis. Ça m’a permis d’être moins perdu sur un triathlon comme celui-ci.

 

Comment avez-vous fait pour vous entraîner sachant que vous avez un travail à côté ?

Ça allait, je travaille 15h/ semaine, j’ai quand même pu m’entraîner. Depuis deux mois je me suis entraîné environ 20h par semaine. Je partais sur de bonnes bases. Mais pas assez pour la course à pied par contre. Là où ça pose plus problème c’est pour le vélo. Pendant le Kreiz Breizh la course tombait les jours où j’avais le plus de travail. Je n’ai pas pu y participer alors que c’était prévu que je le fasse avec le Comité de Bretagne.

 

Plus triathlon ou vélo sur route alors ?

Je ne sais pas. L’ambiance du triathlon c’est super sympa ! Découvrir de nouvelles choses c’est bien, ça change, ça fait du bien. Après le vélo ça fait un moment que j’en fais, c’est mon sport.

 

Quels sont les prochains événements que vous allez préparer ?

En vélo ça sera le Trophée Aven Moros. Ensuite j’ai vu qu’il y avait un semi-marathon en octobre à la Torche, alors pourquoi pas. Je ne sais pas encore si je ferai d’autres triathlons. Hier soir quand j’ai terminé je ne voulais plus, mais déjà ce matin au réveil ça commençait à me titiller (rires).

Propos recueillis le 16 août 2012

à lire aussi : " Le premier Ironman de Matthieu Jeannès en finisher " sur Sportbreizh



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